Persoane interesate

joi, 5 iunie 2014

L' Académie française

L’organisation

L’Académie française est composée de 40 membres, dont un Secrétaire perpétuel, représentant la Compagnie dans les cérémonies officielles. Sa forme juridique est celle d’une personne morale de droit public à statut particulier placée sous la protection du Président de la République. L’Académie s’administre librement et bénéficie d’une autonomie financière sous le seul contrôle de la Cour des comptes.

Séance ordinaire

De 1816 à 1910, l’Académie siégeait le mardi et le jeudi. Depuis 1910, elle ne se réunit plus qu’une fois par semaine, le jeudi, à 15h, en privé, sur un ordre du jour établi chaque semaine par le Secrétaire perpétuel, présent au bureau à toutes les séances ordinaires ou solennelles de la Compagnie. Ce bureau se compose également d’un chancelier et d’un directeur, élus tous les trois mois.
En cas d’empêchement à une séance, le Secrétaire perpétuel est remplacé par le membre le plus ancien de la Commission administrative, ou à défaut de celui-ci par un autre membre de la Commission, et à défaut encore par le doyen d’élection des académiciens présents.

Séances publiques

L’Académie, dont la rentrée a lieu le dernier jeudi de septembre, tient sa séance publique annuelle le premier jeudi de décembre. Les membres de la Compagnie sont tenus d’être en habit. La séance est présidée par le directeur de l’Académie, qui présente le discours des prix. Deux autres discours scandent la séance, le discours sur la vertu et celui du Secrétaire perpétuel. Les lauréats des prix décernés dans l’année sont invités à cette séance solennelle. Le public peut aussi y assister sur invitation.
La réception d’un académicien fait l’objet d’une séance publique sous la Coupole.

Commissions

L’Académie se réunit en commissions chargées de gérer les biens de la Compagnie, rédiger sonDictionnaire, décerner ses prix. Elles sont renouvelées chaque année et présidées par le Secrétaire perpétuel.
  • Commission administrative

Elle est chargée de gérer les biens de la Compagnie : dotations, fondations, patrimoine mobilier et immobilier, portefeuille. À ce titre, le Secrétaire perpétuel est ordonnateur des dépenses et signe toutes les pièces comptables : appointements, prix, bourses, secours, subventions, travaux, impôts, assurances, contrats, actes d’achat, de ventes ou de locations intéressant le patrimoine.
Le Secrétaire perpétuel dirige la révision du Dictionnaire et la préparation de son édition, et veille à la publication des travaux de l’Académie.
  • Commissions littéraires

Grands Prix, Grand Prix du Roman, Prix de la Francophonie, Prix de Poésie, Prix de Littérature et de Philosophie, Prix d’Histoire et de Sociologie, Prix du Théâtre et du Cinéma. Les membres délibèrent sur les ouvrages reçus en cours d’année, rédigent des rapports et votent, en juin, les prix qui seront décernés.
  • Commission des œuvres sociales

Cette commission est chargée d’étudier au cas par cas les dossiers des familles nombreuses et les demandes de bourses qui lui sont présentés. 

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Indemnité académique et jeton de présence

La répartition de l’indemnité académique obéit à des modalités assez compliquées. Actuellement, les membres de l’Académie française touchent une somme nette d’environ 3 810 euros par an (jetons de présence compris). Les quatre doyens d’âge et les quatre doyens d’élection bénéficient du doublement de l’indemnité.

Abbé Pierre

Henri Grouès, dit l’abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon et mort le 22 janvier 2007 à Paris Ve, est un prêtre catholiquefrançais de l'Ordre des Frères mineurs capucinsrésistant, puis député, fondateur du mouvement Emmaüs (organisationlaïque de lutte contre l'exclusion) comprenant la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés et de nombreuses autres associations, fondations et entreprises de l'économie sociale, en France.
Henri Grouès est né à Lyon (IVe) dans une famille bourgeoise aisée et pieuse de négociants en soie lyonnais, originaire, du côté paternel, du hameau de Fouillouse à Saint-Paul-sur-Ubaye (son père y est négociant, son grand-père marchand toilier et son arrière-grand-père propriétaire-cultivateur-colporteur), et de Tarare dans le Rhône du côté maternel. Il est le cinquième de huit enfants. Il a été baptisé à l'église Saint-Eucher, dans le 4e arrondissement de Lyon. Il passe son enfance à Irigny, une commune au Sud-Ouest de Lyon. À 12 ans, il accompagne son père à la confrérie séculaire des Hospitaliers veilleurs, où les bourgeois se font coiffeurs barbiers pour les pauvres.
Élève à l'internat Saint-Joseph (actuel lycée Saint-Marc), il fait partie des scouts de France, dans lesquels il fut totémisé « Castor Méditatif ». Il connaît de son propre aveu une série d'illuminations : en 1928 à 16 ans, à l'occasion d'un pèlerinage à Rome, il est frappé d'un « coup de foudre avec Dieu » selon ses propres mots, à la suite duquel il veut entrer dans les ordres franciscains, cependant il devra attendre d'avoir 17 ans et demi.   

René Descartes

René Descartes, né le 31 mars 1596 à La Haye (actuellement Descartes), et mort le 11 février 1650 à Stockholm, est unmathématicienphysicien et philosophe français.
Il est considéré comme l’un des fondateurs de la philosophie moderne, en atteste cette phrase volontairement provocatrice  : « Enfin Descartes vint ». Il formule en latin le cogito– « je pense, donc je suis » – fondant ainsi le système des sciences sur le sujet connaissant face au monde qu'il se représente. En physique, il a apporté une contribution à l’optique et est considéré comme l'un des fondateurs du mécanisme. En mathématiques, il est à l’origine de la géométrie analytique. Certaines de ses théories ont par la suite été contestées (théorie de l’animal-machine) ou abandonnées (théorie des tourbillons ou des esprits animaux, concept que reprendra Keynes). Sa pensée a pu être rapprochée de la peinture deNicolas Poussin pour son caractère clair et ordonné. Le cogito marque la naissance de la subjectivité moderne.
Sa méthode scientifique, exposée à partir de 1628 dans les Règles pour la direction de l'esprit (ouvrage inachevé, posthume, dont la datation a pu faire débat), puis dans le Discours de la méthode en 1637, affirme constamment une rupture par rapport à la scolastique enseignée dans l'Université. Le Discours de la méthode s'ouvre sur la fameuse phrase « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » . Elle se caractérise par sa simplicité (Descartes la résume en peu de règles, quatre en tout dans le Discours de la méthode) et prétend rompre avec les interminables raisonnements scolastiques. Elle s’inspire de la méthode mathématique, cherchant à remplacer la syllogistique aristotélicienne utilisée auMoyen Âge depuis le xiiie siècle.
Comme Galilée, il se rallie au système cosmologique copernicien ; mais, par prudence envers la censure, il « avance masqué » (larvatus prodeo), en dissimulant partiellement ses idées nouvelles sur l’homme et le monde dans ses penséesmétaphysiques, idées qui révolutionneront à leur tour la philosophie et la théologie. L’influence de René Descartes sera déterminante sur tout son siècle  : les grands philosophes qui lui succèderont développeront leur propre philosophie par rapport à la sienne, soit en la développant (ArnauldMalebranche), soit en s’y opposant (HobbesPascalSpinozaLeibniz).
Il affirme un dualisme substantiel entre l'âme (la res cogitans, la pensée) et le corps (la res extensa, l'étendue). Il radicalise sa position en refusant d'accorder la pensée à l'animal, le concevant comme une « machine », c'est-à-dire un corps entièrement dépourvu d'âme. Cette théorie sera critiquée dès son apparition mais plus encore à l'époque des Lumières, par exemple par VoltaireDiderot ou encore Rousseau.

                                           

Les maisons de la culture.

En France, les maisons de la culture sont des établissements culturels créés en 1961, à l'initiative d'André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles.C'est surtout en France que se développe le concept de maison de la culture. Mais le Québec et la Belgique en offrent quelques exemples.
En France, le terme apparaît dans les années 1930, dans la bouche d'André Malraux et Gaëtan Picon, militants de la Ligue des intellectuels contre le fascisme. En 1937, à Alger, existe une Maison de la Culture dirigée par Albert Camus.
Nommé ministre des Affaires culturelles en 1959, Malraux relance cette notion, en l'évoquant au Festival de Cannes de 1959, à travers les ciné-clubs qui devaient y prendre place. Le 17 novembre suivant, il annonce aux députés qu'une maison de la culture par département devrait voir le jour avant trois ans, afin que « n'importe quel enfant de seize ans, si pauvre soit-il, puisse avoir un véritable contact avec son patrimoine national et avec la gloire de l'esprit de l'humanité »
En mars 1961, la Commission de l'équipement culturel et du patrimoine artistique du IVe plan acte l'ouverture de vingt maisons de la culture en quatre ans. Dès lors, Malraux en fait la pierre angulaire de sa politique, « modernes cathédrales », pour rendre effectif l'objectif de « rendre accessible les œuvres capitales de l'humanité au plus grand nombre de Français », mentionné dans le décret de création du ministère des Affaires culturelles.
Face à un ministère naissant et la faiblesse des budgets, il faut donc rapidement affirmer la légitimité de l'action culturelle en ouvrant les premiers lieux. Le chantier du déploiement est confié à Émile Biasini, directeur du théâtre, de la musique et de l'action culturelle en décembre 1959. On profite des projets déjà engagés pour les faire inclure dans le nouveau concept, au prix de lieux mal adaptés, et un ensemble hétérogène. On s'appuie également sur les structures déjà existantes en France, particulièrement les théâtres nés de la décentralisation dramatique, du fait de la proximité des missions et de leur bonne implantation sur le terrain. Mais Roger Planchon à Lyon, et Hubert Gignoux à Strasbourg déclinent la proposition pour se concentrer sur le théâtre.
La première maison de la culture est inaugurée, sous la direction de Reynold Arnould en 1961, au Havre, initialement prévue pour être un musée, ce qui oblige les spectacles à se dérouler sous un chapiteau. À Bourges, en 1963, le palais des congrès resté inachevé en 1939, est réaménagé pour devenir la maison de la culture de Bourges, et accueillir la Comédie de Bourges de Gabriel Monnet, labellisée également centre dramatique national. Le ministère achète à Paris un ancien cinéma pour y installer le Théâtre de l'Est parisien et Guy Rétoré. À Caen, on profite de la reconstruction du théâtre municipal rasé par la Libération pour élargir ses ambitions sous l'égide de Jo Tréhard.
Mais en dix ans, seules sept sont effectivement ouvertes.



Déjeuner du matin



Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré.