Persoane interesate

miercuri, 16 ianuarie 2013




Les types de discours peuvent être classés selon l'intention qui préside à leur élaboration :



raconter
EXEMPLES
FORMES
  • schéma narratif (état initial / élément perturbateur / péripéties / force équilibrante / état final) dont on pourra mettre en parallèle l'ordre avec celui de la fiction (analepse, prolepse).
  • rythme narratif (alternance pause / scène / sommaire / ralenti / ellipse).
  • modèle actantiel qui régit les rapports des personnages et les forces dynamiques de la fiction.
  • variété de l'utilisation des temps (présent de narration, imparfait, passé simple) et des modes de discours rapporté (discours direct, indirect, indirect libre).
REGISTRES
- Les FOCALISATIONS révèlent la position du narrateur (qui raconte ?) et son niveau de perception :
  • focalisation 0 = narrateur omniscient (foyer de perception indécelable).
  • focalisation interne = la narration se limite au point de vue d'un personnage.
  • focalisation externe = le narrateur est une sorte de témoin ignorant.
- ces points de vue entraînent un jugement implicite ou explicite du narrateur sur les personnages et une participation différente du lecteur à l'action : registres réaliste, comique, fantastique, pathétique.
POSITION DU LECTEUR
  • identification possible.
  • lecture impatiente du déroulement de l'action.



décrire
EXEMPLES
FORMES
  • arrêt dans la narration, de nature esthétique ou documentaire (une pause).
  • verbes de perception (visuelle notamment) et indices spatiaux qui structurent le lieu; verbes d'état et/ou de mouvement.
  • champs lexicaux en rapport ou non avec le sujet décrit.
  • densité des figures de style (métaphores, personnifications) qui renseignent sur le degré de subjectivité de la description.
REGISTRES
La focalisation (qui voit ?) détermine une description objective (effet documentaire) ou subjective (présence implicite ou explicite du narrateur). Dans ce cas, la description peut être
  • contemplative, lyrique (paysages en accord avec l'état d'âme).
  • critique, satirique (portraits).
  • réaliste (elle a souvent alors une fonction narrative, soulignant la psychologie des personnages) ou poétique (anticipant sur l'action par une série de signes).
POSITION DU LECTEUR
  • intérêt documentaire.
  • regard esthétique sur le texte.
  • intérêt narratif : le lecteur est alerté par les signes.



expliquer
EXEMPLES
  • Notices, articles de dictionnaires et d'encyclopédies, manuels scolaires.
  • Littérature d'érudition du XVII° siècle (compilations), certains articles de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.
FORMES
  • le langage est dominé par la fonction référentielle (données objectives, définitions, chiffres, dates) et le récit l'emporte sur le discours.
  • effacement de l'émetteur qui s'efforce d'expliquer objectivement un phénomène (pronoms de la troisième personne, vocabulaire technique).
REGISTRE
Effort d'objectivité; registre didactique.
POSITION DU LECTEUR
Intérêt documentaire, mais le lecteur devra veiller aux passages où se manifeste plus ou moins nettement la subjectivité de l'émetteur. C'est dans ces nuances argumentatives que le texte explicatif intéresse la littérature.



faire agir
EXEMPLES
Modes d'emploi, recettes, publicités, propagandes
FORMES
Le langage est dominé par la fonction impressive (mode impératif : injonctions, conseils, prières).
REGISTRES
  • le registre injonctif se caractérise par une volonté de mobilisation du récepteur : impératifs ou infinitifs, apostrophes, interrogations oratoires qui suggèrent les réponses.
  • le registre injonctif peut s'allier au registre oratoire dans la volonté de mobilisation d'un auditoire (harangue, réquisitoire).
POSITION DU LECTEUR
Docilité ou esprit critique.



.convaincre
persuader
EXEMPLES
FORMES
  • organisation logique de l'argumentation : thèses en présence étayées d'arguments soutenus par des exemples, réseau plus ou moins nettement indiqué par des connecteurs logiques.
  • importance des indices d'énonciation (qui parle? à qui?) qui renseignent sur la position de l'auteur par rapport à son énoncé : degré de certitude (modalisateurs), nature du jugement (évaluatifs).
  • la volonté de convaincre et/ou de persuader mobilise à des fins personnelles les ressources des textes explicatif et injonctif : utilisation partiale des exemples, questions rhétoriques.
REGISTRES
  • oratoire : ampleur rythmique des phrases, pouvoir saisissant des images et de leurs contrastes, texte tendu vers un auditoire (plaidoyer, réquisitoire).
  • polémique : netteté des positions, souci de l'exemple et de la preuve, confrontation des thèses, techniques de réfutation (ironie)
  • injonctif : adresse au lecteur, impératifs, interrogations oratoires.
POSITION DU LECTEUR
  • réflexion et esprit critique.
  • réception émue et complice du message.









Les formes conditionnent, quant à elles, les différents genres littéraires : la prose est la forme du discours écrit ou oral qui n'est soumise à aucune des règles de la versification auxquelles, au contraire, obéit la poésie. « Je ne peux m’empêcher d’être intrigué par l’espèce d’obstination qu’ont mise les poètes de tous les temps, jusqu’aux jours de ma jeunesse, à se charger de chaînes volontaires. C’est un fait difficile à expliquer que cet assujettissement que l’on ne percevait presque pas avant qu’il fût trouvé insupportable. D’où vient cette obéissance immémoriale à des commandements qui nous paraissent si futiles ? Pourquoi cette erreur si prolongée de la part de si grands hommes, et qui avaient un si grand intérêt à donner le plus haut degré de liberté à leur esprit. […] Mais nos voluptés, ni nos émotions, ne périssent, ni ne pâtissent de s’y soumettre : elles se multiplient, elles s’engendrent aussi, par des disciplines conventionnelles. Considérez les joueurs, tout le mal que le procurent, tout le feu que leur communiquent leurs bizarres accords, et ces restrictions imaginaires de leurs actes : ils voient invinciblement leur petit cheval d’ivoire assujetti à certain bond particulier sur l’échiquier ; ils ressentent des champs de force et des contraintes invisibles que la physique ne connaît point. » (Paul Valéry, « Au sujet d’Adonis », in Variété.)
Au théâtre, le langage peut investir prose ou poésie dans une mise en scène qui donne au texte son allure spécifique :

chanter
EXEMPLES
FORMES
  • la forme ramassée impose une structure (strophes) où la syntaxe se répartit de manière signifiante (rapport entre phrase et vers : concordance ou enjambements).
  • type de vers avec leur rythme propre (place de la césure) et type de rimes.
  • concentration des effets sonores du signifiant (assonance, allitération) et jeux sur le signifié (métaphores).
REGISTRES
  • lyrique ou elégiaque : le poète chante ses émotions de concert avec la Nature (palette infinie des sentiments incarnés dans la métaphore).
  • épique : du conflit initial avec l'univers, l'homme sort vainqueur (héroïsme, énormité des actions, animisme).
  • didactique : enseignement moral, politique, philosophique, littéraire (manifeste).
POSITION DU LECTEUR
  • émotion, identification, regard esthétique.
  • admiration.
  • esprit critique, mobilisation.



représenter
EXEMPLES
FORMES
  • découpage (actes, scènes) et règles de structure (cf. les trois unités des classiques).
  • texte conçu pour la scène (alternance discours / didascalies).
  • l'absence de narrateur entraîne une double énonciation (par exemple, sous-entendus ou quiproquos perceptibles par le seul spectateur).
  • relation des personnages (actants).
REGISTRES
  • comique (comédie de mœurs ou de caractères) : importance des jeux de scène, des registres de langue.
  • tragique (solennité, expression immobile de la plainte) : le personnage est écrasé par le destin.
  • dramatique (tour à tour burlesque et grave) : le personnage affirme sa liberté dans un geste héroïque et désespéré.
POSITION DU LECTEUR
  • rire, complicité.
  • peur, pitié, indignation.
  • rire et larmes, tension dramatique.

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